vendredi 12 décembre 2014

Les Observations de Balzac et Flaubert

Il y a les difficultés de lire les extraits de Balzac et Flaubert comme étudiante américaine, parce qu'ils sont extrêmement détaillée et nous n'avons pas le vocabulaire pour apprécier toutes les nuances dans l’écriture. Mais nous pouvons comprendre des grands idées des deux écrivains.

Honoré de Balzac (1799-1850) était un écrivain des livres et des pièces de théâtre, bien connu pour son œuvre, La Comédie Humaine, une compilation incomplet des romans, courts et longs, sur la vie française. 

Honoré de Balzac

et la compilation, Une Comédie Humaine


Balzac utilise les observations pour élaborer son écriture, pour donner un sens du réel. Ses yeux sont admirables pour leurs attentions exacts: il inclue des détails spécifiques pour créer des personnages décorés, avec des émotions exagéré (un exemple: le père Goriot) Dans cette manière, il semble plus comme un écrivain Romantique qu'un réaliste, même s'il écrit des situations "normale." 

Gustave Flaubert (1821-1880) est connu pour son livre, Madame Bovary, qui est publié en 1857. Il a un croyance dans "le mot juste," le mot parfait pour décrire le scène, et il n’était pas satisfaite jusqu’à il a accomplit les phrases harmonieux. Il n’était jamais prolifique comme ses autres pairs, mais il a réussi dans son mission de créer un chef-d’œuvre.  

Gustave Flaubert

Flaubert a écrit des personnages complexes, d'une moralité complique ou ils ne sont pas simplement une ange ou un démon. Mais, parce que Flaubert a essayé d’être tellement exacte dans ses descriptions, les images sont quelquefois presque impossible à comprendre. 

Apres nous avons lu des extraits de Balzac et Flaubert, nous avons reçu le devoir: Ecrivez dans le style de Balzac ou Flaubert. Cette tâche était comme le devoir précédent ou nous avons écrit dans le style de Baudelaire, mais pour moi, c'est plus difficile d’écrire comme Flaubert ou Balzac à cause de la nécessité d'avoir une vocabulaire immense et variée. 

Je vous présente mon essai: 

Je me suis souvenu du jour où j’ai rencontré mon meilleur ami, Rachael Footland. Nous étions dans les mêmes classes pour le français et pour le séminaire des premières années, donc nous nous sommes vues quand nous sommes entrés dans la salle de classe, mais ce n’était pas qu’au deuxième ou troisième jour de la première semaine que nous nous sommes présentées. Je ne peux pas oublier le visage de Rachael : elle avait l’apparence de certitude, avec les cheveux courts, coupé dans une parfaite cloche. Je pense qu’elle a utilisé le maquillage et le rouge à lèvres parce que ses lèvres étaient d’une nuance de rouge acharné, comme des graines d’une grenade et son teint était brillant et doux. Ses vêtements étaient des couleurs riches mais complémentaires et du tissu qu’on peut trouver dans les magasins pour les vêtements formels. Elle était une adulte quand j’avais le sentiment que d’être encore un ado. Je suis intelligente, mais j’avais des questions de mon identité et de ma place sur le campus et mon nouveau rôle d’une étudiante de l’université. Je sais que mes vêtements ont reflété mon attitude, parce que je portais des vêtements qui me cachaient. Rachael était l’essence d’une étudiante confiante et réservée, calme et un peu distante. Dans la classe, elle ne parlait pas beaucoup, mais quand elle a fait des commentaires, elle parlait avec des mots tranquilles et avec un ton de grâce, vraiment contrôlé comme une chouette effraie, avec un masque blanc que ne bouge pas, pendant qu’elle considère les vies maigres plus bases qu’elle avec des yeux ténèbres.

J’ai pensé quand j’ai vue Rachael que j’étais un spaz, intelligente mais un peu absurde. J’étais une chauve-souris à sa chouette, et j’ai pensé que ce serait mieux de l’éviter. Quel type de relation est-ce que je pouvais avoir avec cette femme distinguée? J’ai appris pendant le début de notre amitié qu’elle était folle comme moi, mais elle montre cet aspect de sa personnalité seulement quand elle est confortable avec des gens autour d’elle, et j’ai l’honneur d’être une des privilégiées par son regard et sa croyance. 

Il faut que je commence au début. C’était l’heure du déjeuner, et j’étais seule dans ma chambre parce que ma famille avait déjà quitté le campus le jour précédent. J’ai pris ce moment de respirer après plus d’activités organise par l’université pour l’orientation. Ma porte était ouverte comme une invitation pour d’autres au couloir. J’ai voulu des amis, mais je ne suis pas le type de personne qui fait le premier tour. Rachael est aussi comme ça, donc, heureusement, la mère de Rachael était là, et elle a décidé d’arrêter à ma chambre et de donner a Rachael l’opportunité de m’inviter à aller a Moody ensemble. Rachael m’a dit après plusieurs mois qu’elle a décidé d’entrer parce qu’elle savait qu’il n’y avait rien à perdre. Nous étions tous étrangères et désespérées pour faire de bons rapports dans un nouvel endroit inconnu.  

Rachael était presque silencieuse, mais sa mère m’a parlé beaucoup d’une manière chaleureuse, comme une mère idéale et généreuse. Elle avait un accent un peu plus fort que Rachael du sud des Etats-Unis. Je ne suis pas sûr s’il y a la fatalité ou simplement s’il y a toujours de la chance, mais les repas pour le déjeuner était des plats traditionnels de sud : le poulet frit, la purée des pommes de terres, des biscuits. Il y avait l’odeur du sel et de l’huile dans l’air, et malgré mon incertitude autour des inconnues, j’avais faim. Quand j’ai vu le poulet, j’avais l’eau à la bouche. C’était après que je me suis assise sur la table avec la famille Footland que j’ai compris que je ne pouvais pas manger ce plat avec ma fourchette et couteau. J’ai regardé mon poulet, le peu parfaitement croustillant, un peu de lumière lançait sur mon plat vert comme un lustre d’huile sur des feuilles des arbres conifères. J’étais perdue. Je n’étais pas préparée pour cette interaction sociale avec la famille de Rachael, gentille et polie. J’avais la politesse d’un homme sauvage. Pour éviter l’inévitable, j’ai mangé tout le reste du repas avant le poulet, mais il restait sur mon plat et s’est moqué de moi.
Dans un moment magique, la mère a porté un morceau de poulet dans ses mains et m’a dit, « nous sommes devenues du sud et nous savons comment manger avec nos doigts. » Apres, elle a ri de l’idée qu’il y avait des gens dans le monde qui essayaient de manger le poulet frit avec une fourchette. Vraiment, c’est presque impossible. Rachael était en accord avec sa mère, et j’ai compris que j’étais avec des gens qui n’étaient pas si différents de moi, et que j’ai pu être plus décontractée, plus comme moi-même avec ma propre famille. 

Apres ça, Rachael et moi, nous avons trouvé que nous avions le même esprit envers la vie et que nos personnalités étaient harmonieuses. Nous avons fait une amitié sur la terre commune, comme notre amour des livres, du thé et des films comme « La Belle et La Bête. »  Nous avons partagé la douleur des devoirs, le manque de nos familles. Eu mêmes temps, nous nous sommes soutenues devant les problèmes et les complications pendant la vie : nous avons grandi ensemble et sommes devenus une famille de deux de notre choix. Maintenant, nous avons l’intention de déménager ensemble, de trouver l’école ou le travail proche. Dans le futur, je construirai des tunnels entre chez moi et chez elle—nos maisons seraient sur la même propriété. Quand Rachael pense à notre mortalité, elle commence presque à pleurer parce qu’elle imagine ma mort et notre séparation. 

jeudi 11 décembre 2014

Ourika, Une Femme Tragique

Dans notre classe, nous avons lu aussi des livres. Notre premier livre était Ourika par Claire de Duras qui était publié en 1823. Ce livre est écrit dans un style un peu nouveau pour le temps. Le livre commence avec le point de vue d'un médecin qui a visité le personnage principal, Ourika, quand elle est en train de mourir dans un abbé. Donc, c'est une histoire dans une histoire.

Quand j'ai lu le titre le premier fois, j'ai pensé au mot "Eureka," un mot anglais pour exprimer le suces. Mais après j'ai lu le livre entier, j'ai appris que le ton de l'histoire et l’idée de ce mot étaient complètement différent. Même si elle découvre un sort de paix a la fin, ce n'est pas une fin joyeuse ou passionnante.

En général, l'intrigue est typique des livres modernes, avec un conflit central et un apogée, mais il n'y a pas un sens de l'espoir. Le livre a commencé et l'espoir d'Ourika a disparu de plus en plus. Ma lisant m'a offrit une question intéressante: est-ce que c'est mieux de savoir des choses quand la connaissance aurait l'effet de détériorer la qualité de la vie? Sur le cas d'Ourika, le résultat de sa connaissance est sa mort, donc c'est un exemple de l'ancienne leçon, "moins on en sait, mieux on se porte" ou "ignorance is bliss" en anglais.

Mais, après elle a l’expérience de l'illumination, elle ne peut plus mentir à soi-même, elle a la capacité de reconnaître l'injustice dans le monde, et envers cela, elle prend la chance de rencontrer le prêtre qui se donne le conseil d'entre l’abbé. C'est la qu'elle trouve son paix, avec l’idée d'un Dieu qui accepte et aime tous les gens, sans regard de leur peu.

Apres j'ai termine le livre, j’étais un peu déprimé. J'ai demandé plus des questions comme "est-ce qu'il y a plus de la vie que la mort?" Je voudrait croire que la vie a la signifiance sur la joie et les actes d'amour. Au moins qu'un puisse donner au monde plus d'amour et de gentillesse.

Le face du livre est ici si vous êtes intéressé:

 

Il y a un film que est arrivé au Redbox au même temps que nous avons lu Ourika, qui s'appelle Belle. Nous avons regardé la bande-annonce en classe, mais ma camarade de chambre, nous avons regardé le film et c’était vraiment incroyable, une excellente moyen d’apprécier la réalité de la situation d'une femme noire libre dans l’époque de l’esclavage. 


Il y a une image dans le film qui est quelquefois utilisé pour le face du livre d'Ourika. Je pense que les deux sont souvent liées parce qu'ils partagent des thèmes similaires. Je vous les donnez ici: 

   
Le face du livre

Le film de "Belle" est basé sur ce peinture qui a été commandé par la famille de Murray. Les femmes dans le peinture sont Dido Belle Lindsey et Elizabeth Murray


Un Exercice dans le style de Charles Baudelaire

Nous avons fait un bon comparaison à Victor Hugo avec Charles Baudelaire, un autre grand nom français. Il a écrit une avalanche des poèmes mais il a utilisé un style spécifique, comme forme régulée de rythme et rime.  

  
Charles Baudelaire, 1821-1867

Regardez en dessous des poèmes de Baudelaire que nous avons étudié.

Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, 
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

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L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées 
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

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Chant d'automne

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; 
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! 
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres 
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre, 
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer, 
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre, 
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !

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Spleen : Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

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A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

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On peut voir souvent le schéma du rime est souvent ABBA ou ABAB. Il y a une atmosphère typique dans les poèmes de Baudelaire, grâce au schéma et au son des mots et des lettres. Il a utilise souvent les idées Romantiques pour son sujet et son construction de ses poèmes, mais il n’était pas dominé par les thèmes de Romanticisme, parce qu'il a trouve l'inspiration sur les scènes de la nature mais aussi les scènes urbaines, comme la ville de Paris. Il a croit que la bonté naturelle existe dans l'esprit humain. 

A ce temps la, nous avons parlé en classe de la prolifération des poètes masculins. Il n'y avait pas beaucoup des auteurs féminins a cause des restrictions des femmes à cette époque. Le domaine public n’était pas un espace ouvert aux femmes. Donc, nous sommes chargées d’écrire nos propres poèmes dans le style de Baudelaire sur les sujets modernes. Je vous le donnez maintenant.

Le Sang et le Cendre

Je vois la solitude, ma répression, mon désespoir,
dans le manque de couleurs, la saleté des âmes
autour de moi, à l’intérieur de moi. Tous ces hommes,
ces gens ont l’apparence d’un diable, un démon noir

qui m’agressent. Je vois les rue mouillées, peint par mon apathie ;
je me souviens du temps passé, la vie des voitures à cheval--
La même lutte, la même douleur d’un fouet comme un signal
d’être vivante et parfait, quand la pluie devient la suie.   

Les immeubles montent, et je rêve des grands chênes,
la joie d’un cheval libre et bien-aimé. Le gratte-ciel
casse mon espoir, me rappelle les fers et les pênes

que j’ai construits, les chaines de ma honte artificielle. 
Si j’essaye de briser mes œillères, je trouve l’animosité—
J’ai oublié ma place. Je suis l’obscurité. 



Des poèmes de Victor Hugo

Bonjour! Je suis une étudiante américaine dans ma quatrième année à Hollins University à Ronaoke, Virginie. Ce semestre, j'ai suivi un cours s'appelle La Littérature du XIXème et XXème siècles. Pour terminer le semestre, je fait un blog comme projet finale; ici, je peux partager mes pensées et mes observations sur le sujet.

Nous avons étudié les poètes Romantiques, notamment Victor Hugo. Il était un des grands hommes littéraires de la France totale, connu pour ses livres et ses poèmes. Il était influencé par les thèmes de la période Romantique et les mouvements politique dans le XIXème siècle.


Victor Hugo

Dans notre livre pour le classe, l'essaie sur Hugo a dit que "le poète remplit une mission, donc il a pris un part active aux grands débats politique." Il a publie son premier recueil de poèmes en 1822, s'appelle Les Odes et poésies diverses, quand il avait vingt ans. 

Sa vie était tragique par les morts de sa femme, sa maîtresse, et quelques enfants et aussi son exile. Son poésie est marque par son douleur, souvent directement le sujet de ses poèmes. 

Nous avons lu quelques poèmes qui incluent "Fonction du Poète," "A Villequier," "Soleils Couchants" et "Demain, dès l'aube." 
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La Fonction de poète

Dieu le veut, dans les temps contraires,
 Chacun travaille et chacun sert.
 Malheur à qui dit à ses frères :
 Je retourne dans le désert !
 Malheur à qui prend ses sandales
 Quand les haines et les scandales
 Tourmentent le peuple agité !
 Honte au penseur qui se mutile
 Et s'en va, chanteur inutile,
 Par la porte de la cité !

 Le poète en des jours impies
 Vient préparer des jours meilleurs.
 ll est l'homme des utopies,
 Les pieds ici, les yeux ailleurs.
 C'est lui qui sur toutes les têtes,
 En tout temps, pareil aux prophètes,
 Dans sa main, où tout peut tenir,
 Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
 Comme une torche qu'il secoue,
 Faire flamboyer l'avenir !

 Il voit, quand les peuples végètent !
 Ses rêves, toujours pleins d'amour,
 Sont faits des ombres que lui jettent
 Les choses qui seront un jour.
 On le raille. Qu'importe ! il pense.
 Plus d'une âme inscrit en silence
 Ce que la foule n'entend pas.
 Il plaint ses contempteurs frivoles ;
 Et maint faux sage à ses paroles
 Rit tout haut et songe tout bas !

 Peuples! écoutez le poète !
 Ecoutez le rêveur sacré !
 Dans votre nuit, sans lui complète,
 Lui seul a le front éclairé.
 Des temps futurs perçant les ombres,
 Lui seul distingue en leurs flancs sombres
 Le germe qui n'est pas éclos.
 Homme, il est doux comme une femme.
 Dieu parle à voix basse à son âme
 Comme aux forêts et comme aux flots.

 C'est lui qui, malgré les épines,
 L'envie et la dérision,
 Marche, courbé dans vos ruines,
 Ramassant la tradition.
 De la tradition féconde
 Sort tout ce qui couvre le monde,
 Tout ce que le ciel peut bénir.
 Toute idée, humaine ou divine,
 Qui prend le passé pour racine,
 A pour feuillage l'avenir.

 Il rayonne! il jette sa flamme
 Sur l'éternelle vérité !
 Il la fait resplendir pour l'âme
 D'une merveilleuse clarté.
 Il inonde de sa lumière
 Ville et désert, Louvre et chaumière,
 Et les plaines et les hauteurs ;
 A tous d'en haut il la dévoile;
 Car la poésie est l'étoile
 Qui mène à Dieu rois et pasteurs !

Victor Hugo, Les Rayons et les ombres
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A Villequier

Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres,
Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux ;
Maintenant que je suis sous les branches des arbres,
Et que je puis songer à la beauté des cieux ;

Maintenant que du deuil qui m'a fait l'âme obscure
Je sors, pâle et vainqueur,
Et que je sens la paix de la grande nature
Qui m'entre dans le cœur ;

Maintenant que je puis, assis au bord des ondes,
Emu par ce superbe et tranquille horizon,
Examiner en moi les vérités profondes
Et regarder les fleurs qui sont dans le gazon ;

Maintenant, ô mon Dieu ! que j'ai ce calme sombre
De pouvoir désormais
Voir de mes yeux la pierre où je sais que dans l'ombre
Elle dort pour jamais ;

Maintenant qu'attendri par ces divins spectacles,
Plaines, forêts, rochers, vallons, fleuve argenté,
Voyant ma petitesse et voyant vos miracles,
Je reprends ma raison devant l'immensité ;

Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire ;
Je vous porte, apaisé,
Les morceaux de ce cœur tout plein de votre gloire
Que vous avez brisé ;

Je viens à vous, Seigneur ! confessant que vous êtes
Bon, clément, indulgent et doux, ô Dieu vivant !
Je conviens que vous seul savez ce que vous faites,
Et que l'homme n'est rien qu'un jonc qui tremble au vent ;

Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme
Ouvre le firmament ;
Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme
Est le commencement ;

Je conviens à genoux que vous seul, père auguste,
Possédez l'infini, le réel, l'absolu ;
Je conviens qu'il est bon, je conviens qu'il est juste
Que mon cœur ait saigné, puisque Dieu l'a voulu !

Je ne résiste plus à tout ce qui m'arrive
Par votre volonté.
L'âme de deuils en deuils, l'homme de rive en rive,
Roule à l'éternité.

Nous ne voyons jamais qu'un seul côté des choses ;
L'autre plonge en la nuit d'un mystère effrayant.
L'homme subit le joug sans connaître les causes.
Tout ce qu'il voit est court, inutile et fuyant.

Vous faites revenir toujours la solitude
Autour de tous ses pas.
Vous n'avez pas voulu qu'il eût la certitude
Ni la joie ici-bas !

Dès qu'il possède un bien, le sort le lui retire.
Rien ne lui fut donné, dans ses rapides jours,
Pour qu'il s'en puisse faire une demeure, et dire :
C'est ici ma maison, mon champ et mes amours !

Il doit voir peu de temps tout ce que ses yeux voient ;
Il vieillit sans soutiens.
Puisque ces choses sont, c'est qu'il faut qu'elles soient ;
J'en conviens, j'en conviens !

Le monde est sombre, ô Dieu ! l'immuable harmonie
Se compose des pleurs aussi bien que des chants ;
L'homme n'est qu'un atome en cette ombre infinie,
Nuit où montent les bons, où tombent les méchants.

Je sais que vous avez bien autre chose à faire
Que de nous plaindre tous,
Et qu'un enfant qui meurt, désespoir de sa mère,
Ne vous fait rien, à vous !

Je sais que le fruit tombe au vent qui le secoue,
Que l'oiseau perd sa plume et la fleur son parfum ;
Que la création est une grande roue
Qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu'un ;

Les mois, les jours, les flots des mers, les yeux qui pleurent,
Passent sous le ciel bleu ;
Il faut que l'herbe pousse et que les enfants meurent ;
Je le sais, ô mon Dieu !

Dans vos cieux, au-delà de la sphère des nues,
Au fond de cet azur immobile et dormant,
Peut-être faites-vous des choses inconnues
Où la douleur de l'homme entre comme élément.

Peut-être est-il utile à vos desseins sans nombre
Que des êtres charmants
S'en aillent, emportés par le tourbillon sombre
Des noirs événements.

Nos destins ténébreux vont sous des lois immenses
Que rien ne déconcerte et que rien n'attendrit.
Vous ne pouvez avoir de subites clémences
Qui dérangent le monde, ô Dieu, tranquille esprit !

Je vous supplie, ô Dieu ! de regarder mon âme,
Et de considérer
Qu'humble comme un enfant et doux comme une femme,
Je viens vous adorer !

Considérez encor que j'avais, dès l'aurore,
Travaillé, combattu, pensé, marché, lutté,
Expliquant la nature à l'homme qui l'ignore,
Eclairant toute chose avec votre clarté ;

Que j'avais, affrontant la haine et la colère,
Fait ma tâche ici-bas,
Que je ne pouvais pas m'attendre à ce salaire,
Que je ne pouvais pas

Prévoir que, vous aussi, sur ma tête qui ploie
Vous appesantiriez votre bras triomphant,
Et que, vous qui voyiez comme j'ai peu de joie,
Vous me reprendriez si vite mon enfant !

Qu'une âme ainsi frappée à se plaindre est sujette,
Que j'ai pu blasphémer,
Et vous jeter mes cris comme un enfant qui jette
Une pierre à la mer !

Considérez qu'on doute, ô mon Dieu ! quand on souffre,
Que l'œil qui pleure trop finit par s'aveugler,
Qu'un être que son deuil plonge au plus noir du gouffre,
Quand il ne vous voit plus, ne peut vous contempler,

Et qu'il ne se peut pas que l'homme, lorsqu'il sombre
Dans les afflictions,
Ait présente à l'esprit la sérénité sombre
Des constellations !

Aujourd'hui, moi qui fus faible comme une mère,
Je me courbe à vos pieds devant vos cieux ouverts.
Je me sens éclairé dans ma douleur amère
Par un meilleur regard jeté sur l'univers.

Seigneur, je reconnais que l'homme est en délire
S'il ose murmurer ;
Je cesse d'accuser, je cesse de maudire,
Mais laissez-moi pleurer !

Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière,
Puisque vous avez fait les hommes pour cela !
Laissez-moi me pencher sur cette froide pierre
Et dire à mon enfant : Sens-tu que je suis là ?

Laissez-moi lui parler, incliné sur ses restes,
Le soir, quand tout se tait,
Comme si, dans sa nuit rouvrant ses yeux célestes,
Cet ange m'écoutait !

Hélas ! vers le passé tournant un œil d'envie,
Sans que rien ici-bas puisse m'en consoler,
Je regarde toujours ce moment de ma vie
Où je l'ai vue ouvrir son aile et s'envoler !

Je verrai cet instant jusqu'à ce que je meure,
L'instant, pleurs superflus !
Où je criai : L'enfant que j'avais tout à l'heure,
Quoi donc ! je ne l'ai plus !

Ne vous irritez pas que je sois de la sorte,
Ô mon Dieu ! cette plaie a si longtemps saigné !
L'angoisse dans mon âme est toujours la plus forte,
Et mon cœur est soumis, mais n'est pas résigné.

Ne vous irritez pas ! fronts que le deuil réclame,
Mortels sujets aux pleurs,
Il nous est malaisé de retirer notre âme
De ces grandes douleurs.

Voyez-vous, nos enfants nous sont bien nécessaires,
Seigneur ; quand on a vu dans sa vie, un matin,
Au milieu des ennuis, des peines, des misères,
Et de l'ombre que fait sur nous notre destin,

Apparaître un enfant, tête chère et sacrée,
Petit être joyeux,
Si beau, qu'on a cru voir s'ouvrir à son entrée
Une porte des cieux ;

Quand on a vu, seize ans, de cet autre soi-même
Croître la grâce aimable et la douce raison,
Lorsqu'on a reconnu que cet enfant qu'on aime
Fait le jour dans notre âme et dans notre maison,

Que c'est la seule joie ici-bas qui persiste
De tout ce qu'on rêva,
Considérez que c'est une chose bien triste
De le voir qui s'en va !

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Soleils Couchants

Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées.
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

Tous ces jours passeront; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

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Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

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J'ai fait une exposition sur le poème "Demain, dès l'aube..."

Dans ce poème, Hugo a commencé d’envisager le futur sans sa fille. Il a considéré un voyage solitaire, pour visiter la tombe de Léopoldine et des implications de ce type de visite. Bien sûr, le deuil est toujours apparent, mais il y a aussi le sentiment de guérison dans le moyen de parler et dans les mots qu’Hugo a choisis.  Le vers  quatre, quand il a écrit « Je ne  puis demeurer loin de toi plus longtemps » et saisissant grâce à l’image que les mots ont crée et les émotions : la certitude dans la voix d’Hugo a produit un sens de la destinée, ou du calme froid et délicat (un état de tête commun pour les gens qui souffrent la perte de quelqu'un.)

Il a défini le chemin envers les choses qu’on verrait normalement  mais qu’il ne voit pas, parce que ses yeux sont « fixés sur mes pensées, / sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, / Seul, inconnu. » Il connait les aspects de la nature, et il accordait la beauté de la nature, en particulier de l’aube, qui est « l’heure ou blanchit la compagne. » Le lyrisme existe même si ses mots sont vides d’énergie. Quand il arrive, il trouvera des fleurs et construire un adieu formel, mais toujours le but n’est pas de  présenter un bouquet de belles fleurs ; la signification est dans le message que les fleurs peuvent communiquer, pour le père et aussi pour la lectrice. On peut remarquer que le nom de la plante, les mots "houx vert," ont le même son que le mot « ouvert, » un pas important pour le processus du chagrin. Le choix pour les fleurs est aussi un moyen de célébrer la vie et la vitalité des fleurs qui sont résistantes et qui vivent malgré le froid de l’hiver ou l’environnement dur comme le climat des montagnes.  

J’aime la structure de ce poème et les techniques qu’Hugo ont apportés pour exprimer les émotions subtiles: les verbes dans le futur, et aussi il s’est occupé de sa fille comme si elle était vivante ; il insiste à ce  « que tu m’attends. » Le temps des mots me suggère qu’Hugo est prêt à  marcher en avant   et il a fait les pas nécessaires pour réconcilier la réalité avec ses désirs, par l’acte de penser au  futur, à un futur où sa fille n’existe pas sur la terre. C’est le plus grand pas, à mon avis, dans le processus du chagrin, d’accepter le choc et la nouvelle conception du monde.  L’évidence est là, dans le faite qu’il continue la conversation avec sa fille, malgré son incapacité  à répondre. Il a trouvé un mode de communication ouvert (comme les fleurs), presque comme la prière—s’il parle de sa fille et il garde son souvenir, il peut la préserver dans sa mémoire.

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Les poèmes d'Hugo sont des cadeaux pour tous les gens qui aime la poésie Romantique ou français ou les deux au même temps, malgré la douleur de sa vie. 


La tombe de Victor Hugo a la Panthéon